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Humanitaire

Forum humanitaire de l'AES à Ouagadougou : 6 jours pour bâtir un modèle d'action humanitaire intégré pour le Sahel

16 août 2026
Forum humanitaire de l'AES à Ouagadougou : 6 jours pour bâtir un modèle d'action humanitaire intégré pour le Sahel
Un rendez-vous attendu pour tout l'espace confédéral Le Burkina Faso a accueilli du 9 au 14 août 2026 la deuxième édition du Forum humanitaire de la Confédération des États du Sahel (AES), réunissant à Ouagadougou les plus hautes autorités des trois États membres — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ainsi que des acteurs humanitaires, des organisations internationales, des agences onusiennes, des ONG nationales et internationales et des représentants des communautés. Placé sous le thème « De l'urgence à la résilience : vers un modèle d'action humanitaire intégré pour l'AES », le forum s'est tenu dans un contexte où la région du Sahel central demeure l'une des zones les plus affectées du monde par les crises humanitaires : insécurité chronique, attaques contre les populations civiles, déplacements internes massifs, dégradation des services sociaux de base et accès humanitaire restreint. Selon les rapports des agences humanitaires cités par les organisateurs, des millions de personnes dans les trois pays ont besoin d'une assistance et d'une protection, et des centaines de milliers de déplacés internes et de réfugiés dépendent chaque année de l'aide. Face à cette réalité, le forum a voulu aller au-delà de la logique d'urgence pour dessiner une réponse propre à l'espace confédéral, fondée sur la souveraineté, la coordination et la résilience des communautés. L'ouverture : un message politique fort La cérémonie d'ouverture, présidée par le Capitaine Ibrahim Traoré, a donné le ton des travaux. Devant les délégations des trois États et les partenaires, le message porté était celui d'une action humanitaire repensée : ne plus se contenter d'assister les populations, mais les associer pleinement à la définition et à la mise en œuvre des réponses. Plusieurs intervenants ont rappelé que la crise humanitaire du Sahel ne saurait être dissociée des enjeux de sécurité, de développement et de gouvernance, et que toute réponse durable doit s'appuyer sur les capacités locales. L'ouverture a également été marquée par des témoignages de terrain. Des représentants de déplacés internes, de femmes leaders et de jeunes ont pris la parole pour décrire les conditions de vie dans les sites d'accueil, les difficultés d'accès aux services et l'importance d'être entendus dans les instances de décision. Un rappel, salué par de nombreux participants, que l'humanitaire ne se décrète pas : il se construit avec les populations. Six jours de travaux structurés Pendant près d'une semaine, le forum a organisé ses travaux autour de plusieurs axes : - La coordination régionale de l'action humanitaire : comment harmoniser les mécanismes d'intervention entre les trois États, éviter les doublons et garantir une répartition équitable de l'assistance. - La mobilisation et la gestion des ressources : diversification du financement, mobilisation des ressources nationales, suivi transparent des fonds alloués. - Le renforcement des capacités nationales : formation des acteurs locaux, appui aux structures étatiques et communautaires, transfert progressif des responsabilités aux acteurs nationaux. - La protection et l'assistance aux populations vulnérables : déplacés internes, réfugiés, rapatriés, femmes et enfants, avec un accent sur la dignité, la protection et la prévention de l'exploitation. - La résilience et le lien urgence-développement : comment passer d'une assistance à court terme à des investissements durables dans l'agriculture, l'éducation, la santé et les moyens d'existence. - La place des médias et de la communication : information humanitaire, prévention de la désinformation, participation des radios communautaires à la chaîne de réponse. Les sessions des ministres ont permis de faire converger les positions des trois gouvernements sur ces sujets, tandis que les panels techniques, les groupes de travail et les ateliers communautaires ont alimenté les conclusions du forum. La voix des communautés au cœur des échanges L'un des traits marquants de cette édition fut la place donnée aux bénéficiaires de l'aide. Dans les ateliers comme dans les discussions de couloir, les participants ont insisté sur la nécessité de mécanismes de retour d'information permanents : les communautés doivent pouvoir faire remonter leurs besoins, leurs priorités et leurs insatisfactions, et être réellement consultées avant la mise en place des programmes. Plusieurs organisations locales ont souligné, à cette occasion, le rôle déterminant des radios et des médias de proximité. Dans des zones où l'accès aux services est limité, la radio reste le canal le plus fiable pour diffuser des messages d'information, de sensibilisation et de mobilisation dans les langues locales. Elle est aussi un outil de redevabilité : en donnant la parole aux communautés, elle permet aux acteurs humanitaires d'ajuster leurs réponses. Radio HD FM, de bout en bout à Ouagadougou Radio HD FM a été au rendez-vous de cet événement majeur pour l'espace AES. Pendant les six jours du forum, nos équipes ont couvert l'ensemble des temps forts : cérémonie d'ouverture, interventions officielles, sessions des ministres, conférences et panels, ainsi que la vie du forum côté communautés. Chaque journée a donné lieu à des flashs et des résumés publiés sur nos réseaux sociaux, ainsi qu'à des vidéos permettant de revivre les moments essentiels de la rencontre. Notre page dédiée au dossier du forum réunit désormais l'intégralité de cette couverture : flashs de nos équipes regroupés jour par jour, vidéos des travaux et actualités liées à l'événement. Cette présence au cœur de l'événement s'inscrit dans la mission de Radio HD FM : être la voix des communautés au cœur de l'action humanitaire, et la voix des humanitaires au service des communautés. Quelles suites pour les engagements du forum ? Au-delà des discours, le forum de Ouagadougou a surtout acté une volonté politique : faire de l'action humanitaire un levier de résilience durable, et non une simple réponse aux urgences. La feuille de route issue des travaux devra maintenant être traduite en actions concrètes : mécanismes de coordination opérationnelle entre les trois États, mobilisation de ressources prévisibles, programmes structurants au profit des zones les plus fragiles. Les observateurs présents ont relevé que la réussite du forum se mesurera à la capacité des États de l'AES à transformer les conclusions de Ouagadougou en réalisations visibles pour les populations, dans les mois et les années à venir. La construction d'un modèle d'action humanitaire intégré est un chantier de longue haleine, mais le signal politique envoyé cette semaine est sans ambiguïté. Radio HD FM continuera de suivre la mise en œuvre des engagements pris à Ouagadougou, de documenter la situation humanitaire dans le Sahel et de donner la parole à celles et ceux qui en sont les premiers acteurs : les communautés.
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